LA BELLE AU BOIS DORMANT présenté au Grand Théâtre de Québec.


Le Ballet de Québec présentait LA BELLE AU BOIS DORMANT ce dimanche 11 mars 2012 au Grand Théâtre de Québec ouvrant tout grand son répertoire à toutes les petites princesses et grenouilles qui terminaient ainsi leur semaine de relâche en rêvant d'être sur scène à leur tour un beau jour.

Mise en scène et chorégraphié par Christiane Bélanger, elle avait dédié ce ballet à un invité de marque soit Eddy Toussaint, un grand de la danse qui est venu accompagné de son premier danseur pour voir la possibilité d'une collaboration entre les deux ballets de Québec et Montréal; ainsi qu'à ses professeurs et mentors rencontrés en cours de route qu'ils soient de Paris, de Londres ou d'ici...la danse est universelle, le sentiment sousjacent le même et l'enchantement suit la créativité et l'ouverture de son coeur.

Dès le lever du rideau la magie opère car après l'annonce de la venue d'un bébé royal, tout le royaune est en liesse et tout au long du conte, les grenouilles et leurs bals, deviennent la mesure du temps, en sauts et soubresauts c'est le bal des grenouilles éternelles , des quenouilles, de la forêt et des fées.

Les divers tableaux s'enfilent donnant ainsi la chance aux plus jeunes de s'exprimer au sein de ce tourbillon de couleurs, sous la musique exprimant le moment et l'arrière plan ajoute au mouvement en marquant temps et tempo. Le passage de la danse des rubans est si coloré qu'il laisse une imagerie d'un bonheur pur et intemporel, de l'insousciance et de bonté lorsque la bénédiction des fées entre en piste avec leurs plus beaux atours.

Il est certain que la beauté des costumes augmente encore plus notre plaisir visuel, que ce soit lors de la danse des roseaux participant à la fête, des valses du couple royal, du plaisir de liberté de la princesse ; les années d'allégresse des premières années d'innocence jusqu'au sombre présage qui bien que modifié fait sombrer tout le royaune dans un sommeil si profond qu'il durera 100 ans. L'arrivée de la méchante fée qui n'avait pas été invitée et sa fureur ont semé la frayeur parmi les jeunes spectateurs mettant fin aux réjouissances assez abruptement. Ils ont réussi à bien illustrer le fil de la vie et de la mort qui s'entremêlait.

Grâce au prince qui la découvre, la Belle au bois dormant reprend vie et la fête reprend de plus belle avec un mariage et une finale enjouée. Tout au long on comprend que cela prend des être passionnés pour participer à un ballet car ce sont des heures de pratique, de douleur, de conquêtes et de dépassement de soi pour arriver à présenter un spectacle avec une telle aisance et flexibilité... on peux dire au Ballet de Québec , mission accomplie.

Si on se fie à la longue file d'attente, aux yeux tout grands regardant les danseuses en costumes qui les attendaient pour signer leur programme, aux sourires des futures princesses de la salle, le rêve est bien vivant.