Les frères Laforêt séduisent les spectateurs de L'Anglicane

Les Frères Laforêt hante la scène de L'Anglicane, ce 1er avril 2011 pour le plus grand plaisir des amateurs qui se sont déplacés sous cette douce neige, et non ce n'est pas un poisson d'avril, mais un caprice de dame nature en ce début de printemps hivernal. Pour cette dernière pièce de la série Théâtre de la saison, le choix s'est porté sur cette création parlant d'héritage , de traditions , de transmission de ce qu'on l'est versus ce qui a été, car le passé vit aussi dans le présent, dans notre vie, notre esprit et nos coeurs et après 2 ans de réflextions et travail l'auteur, François Archambault avec l'aide de ses 2 comparses d'expédition a produit une pièce sensible, vue par des hommes et traduisant enfin ces sentiments et non-dits qui donne un résultat captivant.

La famille Laforêt a, d'une génération à l'autre, la tradition de nommer le fils aîné Daniel...mais celle-ci, comme bien d'autre d'ailleurs, sont appelées à être changées et ainsi Philippe arrive dans l'arbre généalogique. Héritons-nous des qualités ou défauts de nos parents, copions-nous les mouvements et non-dits de nos patriaches ou naissons-nous avec un sens inné de ce qu'est notre destinée??

La mort du père Laforêt amène la confrontation de 2 frères face à leur réalité respective bien distinctes..l'un vers la nature dans la simplicité et l'autre vers le futur, les entreprises et le superficiel...l'un qui s'occupe de l'environnement et l'autre pour le flash, le paraître. L'un parle thérapie, souvenir et l'autre rebondit...et au coeur de cette histoire, une hache qui nous dit de respecter la nature des choses, de bûcher pour la vie et de ne tuer que pour la survie...qui a un ange sculpté sur le manche. Elle fascine et ramène à la surface des souvenirs longuement enfouis.

La mort du père Laforêt amène la confrontation de 2 frères face à leur réalité respective bien distinctes..l'un vers la nature dans la simplicité et l'autre vers le futur, les entreprises et le superficiel...l'un qui s'occupe de l'environnement et l'autre pour le flash, le paraître. L'un parle thérapie, souvenir et l'autre rebondit...et au coeur de cette histoire, une hache qui nous dit de respecter la nature des choses, de bûcher pour la vie et de ne tuer que pour la survie...qui a un ange sculpté sur le manche. Elle fascine et ramène à la surface des souvenirs longuement enfouis.

Des scènes sur vidéos ajoutent à l'histoire de cette famille modeste qui se présente sous forme de tableaux, de cèdre en chêne, de la colline du spot aux bleuet à une ville imaginaire synthétique; une forêt où les arbres ressemblent aux hommes, avec des grandes branches qui s'allongent écrasant parfois au passage les plus frêles, ébranlant leurs racines.

Cette pièce présentée en 2007 au Théâtre de La Licorne à Montréal, a depuis ce temps fait une tournée de plus de 70 représentations et après qu'elle soit terminée nous avons eu le privilège d'adresser quelques questions et félicitations aux 3 acteurs de la pièce soit Patrice Dubois (qui fait aussi la mise en scène), Dany Michaud et Armand Vaillancourt figure de père et grand père parti mais toujours présent dans chacun des gestes et chacunes de leurs pensées et dont la gestuelle parle d'elle-même mieux que tout dialogue aurait pu le faire.

Une belle expression et traduction à propos de nos pères, d'être père et réflexion sur l'héritage culturel, génétique et philosophique reçu d'eux et à transmettre à de future génération...comblant ou agrandissant le fossé gérationnel, à vous de décider...à Carleton le 2 avril et à Jonquière le 8 avril prochain.